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Le donjon de Naheulbeuk

Le donjon de Naheulbeuk

« Le donjon de Naheulbeuk » de John Lang est un incontournable de la culture « heroic ». Incontournable au même titre que le seigneur des anneaux, le trône de fer, ou Elric le nécromancien… Bon d’accord j’exagère, je suis un peu dans l’excès, mais dans son genre, c’est vraiment du très bon. Et son genre, c’est le délire à gogo, la parodie, l’humour de comptoir d’auberge, fréquentée pour l’essentiel par les amateurs de jeux de rôle (mais pas que…)  C’est très connu, et les amateurs ne m’ont pas attendu pour se ruer sur cette web série qui date tout de même de 2001 et qui a été transposée depuis en BD puis en roman. Alors pourquoi cette critique ? A qui s’adresse-t-elle ?

Un extrait pris au hasard pour vous donner un aperçu de l’humour de la série et des dessins de Marion Poinsot

Elle s’adresse à tous ceux, comme moi, qui n’étaient pas fans des dessins de Marion  Poinsot. Pourtant, il faut reconnaître qu’ils sont drôles et caricaturaux, dans la droite ligne des histoires relatées. Bon, je vous fait le pitch en deux lignes parce que c’est archiconnu, dans « le donjon de Naheulbeuk », on suit une petite troupe de vaillants aventuriers qui partent explorer le monde de Fangh en quête de gloire et d’aventures (traduisez trésors pour le nain, baston pour le barbare, nouveaux sorts pour la magicienne etc…) Chaque personnage est l’incarnation d’un aventurier crée pour le jeu de rôle donjons et dragons, et on y retrouve la psychologie de ces personnages à la perfection. Le nain, qui déteste les elfes, obligé de suivre une elfe dans le donjon, est dans certaines situations à mourir de rire. Le voleur qui rate son jet de détection de pièges et qui entraîne tout le groupe dans un piège grossier se fait ensuite couvrir d’injures par ses compagnons. On retrouve, et c’est le point fort de l’ouvrage, la culture du jeu de rôle, avec ses aventuriers débutants obsédés par les trésors et le second niveau d’expérience à atteindre… Le graal de tout joueur qui s’est retrouvé un jour devant un paravent. Cela donne lieu à des réflexions très drôles, décalées, mais toujours dans l’esprit donjonnesque.

L’idée géniale de John Lang, dans son roman, est de faire progresser l’histoire en alternant les différents points de vue, et c’est souvent hilarant. Un combat commenté par le barbare n’a pas la même saveur commenté par le voleur, qui demeure en retrait (par prudence et sagesse, dira-t-il, par couardise prétendra le nain, dont le caractère de cochon est taillé pour l’aventure).

J’ajouterai pour terminer, que c’est très drôle, ça vous l’aurez compris (ou alors j’ai raté quelque chose dans ma chronique), mais que c’est aussi très bien écrit, et que sans être du Balzac ou du Zola, on se laisse prendre par le style nerveux et fluide de l’auteur.

Un bouquin à dévorer d’urgence avant la fin des vacances, ou mieux, pour prolonger l’esprit estival malgré les brumes moroses qui annoncent déjà la rentrée.

L'épisode 2 donne bien le ton, lui aussi...

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