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Le(s) dernier(s) pilier(s)

Que des marionnettes dans Dark Crystal... Une vraie prouesse...

Que des marionnettes dans Dark Crystal... Une vraie prouesse...

Voilà je termine cette série sur le cinéma fantasy en vous livrant mon dernier « pilier », après Excalibur, Conan, Legend, Ladyhawk, Willow et Cœur de dragon. Mais attention, ce n’est pas un classement, les films sont ici cités par ordre d’apparition dans les salles. Vous aurez l’occasion de les classer en indiquant la prochaine fois quel est le film que vous avez préféré.

 

- Allez, ne nous fait pas languir, Breth, c’est quoi ce dernier pilier, cette « surprise » que tu nous as réservée. Je n’ai peut être pas trouvé, et j’ai dû régler tes dettes de jeux, mais pour moi, un film du premier âge (entendez du siècle passé, et surtout les années 1980), il n’y en a plus des masses, qui soient de qualité. Ceux qui restent sont soit moins bons, soit de vrais beaux nanars sauvés par quelques scènes ou quelques idées originales !

 

- Ouiii ! Tu y es ! C’est exactement cela ! Ce septième pilier, c’est l’ensemble des films qui ont frôlé l’excellence, qui ont fait avancer le schmilblick de l’heroic, mais qui se sont quand même sérieusement fissurés avec le temps. Devenus ringards, ou franchement dépassés, voire ratés mais avec des moments de grâce malgré tout. Parce que le cinéma d’heroic fantasy est aussi fait de ces films secondaires que l’on a aimé, puis oublié. Je vous propose de les évoquer ici et maintenant.

 

D’abord, le premier que je tien à réhabiliter, le meilleur, celui qui a vraiment failli faire partie de mes premiers choix, c’est « Dark Crystal », de Jim Henson et Franck Oz, sorti en 1982.

 

- Oui, je me souviens, je l’avais oublié, c’est le film avec ses marionnettes. Précurseur du Muppet show américain (ce sont les mêmes créateurs, Oz et Henson). Il y avait des espèces de vautours reptiliens cruels et avides (les méchants Skeksès), des sages chevelus au museau allongé (les mystiques) et aussi des scarabées géants avec de lourdes carapaces et des pinces énormes (les gartlims).

 

- En effet, tous les personnages sont des marionnettes, aucun d'entre eux n'est un humain (excepté sur deux ou trois plans larges) ou un animal « déguisé ». Bien avant l’avènement du numérique, ce film garde aujourd’hui une forme de poésie, et les décors ne sont pas encore des fonds verts, mais du carton plate, une forme de bricolage des premiers temps, ce film est devenu avec le temps une vraie curiosité, car il est avant tout une vraie réussite.

 

- La rumeur dit que Netflix aurait commandé une série télévisée de 10 épisodes, une forme de préquelle du film. Il est indiqué que la série serait produite par la Jim Henson Company et que le tournage aurait débuté à l'automne dernier. A vérifier ?

Jennifer Connely guidée dans le labyrinthe par un gnome...

Jennifer Connely guidée dans le labyrinthe par un gnome...

 

- Dark Crystal me rappelle par certains aspects un autre film, encore privé d’effets numériques, avec du simple maquillage ou de bons vieux masques en latex, c’est « labyrinthe » en 1986. Il y avait, à l’époque, malgré les défis technologiques à relever, la volonté de mettre à l’écran des créatures fantastiques. Il faut se replacer dans le contexte de cette époque, pas d’effets à coordonner à partir d’un clavier d’ordinateur, de paysages à incruster sur un fond vert, tout était crée de toutes pièces, avait une réalité physique.

 

- Tu vas quand même pas me sortir le « c’était mieux avant » ! Parce qu’en terme d’effets spéciaux, je préfère les gobelins de la Moria que ton gnome guidant Jennifer Connely (tout premier rôle) dans son « labyrinthe ». Et ne vient pas me dire que c’est l’apparition de David Bowie en roi des gobelins qui sauve le film ! Ni sa musique non plus ! Ne parle pas de sa musique s’il te plaît !

 

- Bon okay, j’ai compris, peut être préféras tu le prochain film que j’ai dans ma besace. « Princess bride », sorti en 1987, de Rob Reiner. Avec un casting alléchant, Peter Falk (Colombo), Chris Sarandon (fabuleusement charismatique dans « fright nigh »… « Vampire, vous avez dit vampire » en français), ou la toute jeune Robin Wright dans le rôle éponyme, son premier d’ailleurs.

 

- Oui, j’avais bien aimé. Elle s’appelle Bouton d’or dans le film… mdr… C’était pour la bizuter qu’ils l’ont appelé ainsi, parce que c’était son premier rôle. Blague à part, c’est un film plein d’humour qui revisite les contes de fée. Un peu précurseur à la manière de Shrek. Mais bon, je comprends aussi que tu ne l’aies pas classé dans tes véritables « piliers », il a pris un sacré coup de vieux, ce film.

 

- D’accord avec toi, et je suis obligé quand même d’évoquer la musique parce qu’elle a été composée par Mark Knopfler, le génialissime guitariste de Dires Straits. Et le générique de fin est composé et interprété par Willy DeVille. Je pouvais décemment pas laisser passer cette info sous silence. La guilde des mélomanes dont je fais partie m’aurait ostracisée pour cette omission.

Robin Wright à ses tous débuts... Elle ne sait pas encore qu'elle va devenir first lady de la plus grande puissance mondiale

Robin Wright à ses tous débuts... Elle ne sait pas encore qu'elle va devenir first lady de la plus grande puissance mondiale

- Bon et si on changeait de genre un peu. Parce que les marionnettes, et les contes de fée, ça va bien cinq minutes. T’as pas du muscle et de l’action en magasin ? Du barbare, de la guerre et du sang ?

 

- Si tu veux que je parle des suites de Conan, c’est même pas la peine ! « Conan le destructeur » est vraiment mauvais. Je peux à la rigueur évoquer « Kalidor » de Richard Fleischer en 1985 parce que Schwarzy partage l’affiche avec Brigitte Nielsen dans le rôle de Sonia la rousse (red Sonja) et que pour la première fois, il est question d’une femme en heroic fantasy qui ne soit ni sorcière ni princesse, juste guerrière.

 

- Oui eh bien les producteurs auraient été bien inspirés de garder le nom américain plutôt que Sonia la rousse, ça me rappelle une série des années 80 (créée en 1978)… Zora la rousse… Et ça se chantait en plus. Tiens juste pur te pourrir un peu, j’ai retrouvé le générique. C’est collector.

 

Aucun rapport avec l'heroic fantasy... Juste pour le côté décalé, et vous mettre l'air dans la tête pour le reste de la journée... mdr...

Conan, euh kalidor (ils se ressemblent les bougres) contre Red Sonja... Comment fait elle pour résister ? Elle cache bien son jeu (et ses muscles)... Serait-ce du cinéma ?

Conan, euh kalidor (ils se ressemblent les bougres) contre Red Sonja... Comment fait elle pour résister ? Elle cache bien son jeu (et ses muscles)... Serait-ce du cinéma ?

- Tu n’as pas tort Harken, d’ailleurs le titre américain est bien Red Sonja, et non Kalidor ! La sortie française l'a vu changer en Kalidor et les affiches porter leur attention sur le personnage d'Arnold Schwarzenegger suite au succès de Conan. D’ailleurs le personnage de Schwarzenegger devait initialement être Conan le barbare, et non Kalidor, puisque les deux héros cohabitent dans les comics, mais pour des problèmes de droits le nom n'a pu être utilisé.

Voilà une affiche qui aurait eu de la tenue... Enfin de la tenue... Minimaliste quand même... Bon, on s'est compris.

Voilà une affiche qui aurait eu de la tenue... Enfin de la tenue... Minimaliste quand même... Bon, on s'est compris.

- Ah les histoires de gros sous, mon cher Breth, laisse moi te dire, il n’y a vraiment que ça de vrai pour pourrir un projet. C’est pour ça que je me suis fait une spécialité dans l’allègement des fortunes d’autrui. Moins de sous, moins de tracas… Enfin bon, c’est ma façon de voir, quand on en a pas beaucoup, c’est gênant aussi… Bref, pourquoi je parle de ça moi ? Pour une fois, c’est moi qui suis en train de m’égarer. Tiens pour finir ta rubrique, t’aurais pas une histoire avec un voleur.

 

- En cherchant bien, j’ai trouvé un film qui pourrait de justesse rentré dans la catégorie des piliers fissurés, les nanars du siècle passé (il est sorti en 2000), et où il est question d’un voleur cherchant à dérober un artefact (un bâton je crois) dans une académie de magie aux aspects de tour forteresse.

 

- Oui, je me souviens de ce film : « donjons et dragons », réalisé par Courtney Solomon, avec Jerémy Irons dans le rôle d’un mage. Les décors étaient vraiment pas mal, la tour, la crypte où sont retenus les dragons… Et justement, les fameux dragons, vraiment bien faits.

 

- Et là tu as tout dit. En une phrase, tu as résumé tous les aspects positifs du film. Le scénario est nul, la mise en scène inqualifiable. L’adaptation du célèbre jeu de rôle est un échec, mais c’est la dure loi du genre, plus pour l’heroic fantasy que pour les drames, les comédies romantiques ou les films fantastiques. Pour une poignée de chef d’œuvres, quelques films précurseurs, et beaucoup de navets… En espérant dans cette rubrique vous avoir donné en vie de (re)découvrir certains films qui valent le détour, je vous souhaite tous de bonnes vacances.

Jeremy Irons dans donjons et dragons... L'archétype du nanar divertissant, mais râté quand même.

Jeremy Irons dans donjons et dragons... L'archétype du nanar divertissant, mais râté quand même.

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E
Quel travail merci pour ce beau partage bonne soirée à toi bisous
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