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Les centaures de Breth Harken

Illustration de Boris Vallejo

Illustration de Boris Vallejo

Les centaures sont dans mon roman « la trahison des alchimistes », des créatures sauvages, violentes et cruelles. Pas spécifiquement maléfiques bien que s’adonnant volontiers à des massacres, des raids, et des sacrifices sanguinaires, comme je vous invite à le découvrir dans le second extrait. Mais c’est dans leur nature…

Les centaures n’ont pas le premier rôle dans ce premier tome de la trilogie de l’Eugord, ils apparaissent dans les derniers chapitres, mais ils prennent de l’importance dans le second tome (à paraître en avril, il est déjà écrit et en cours de relecture). Alors, un centaure, pour Breth Harken, ça ressemble à quoi ? Je vous invite à le découvrir dans ce premier extrait… En exclusivité mondiale… lol

" Les vastes plaines de l'ouest qui s'étendaient à perte de vue ravirent les sens de la créature. L'air y était plus pur qu'ailleurs, le vent y charriait les senteurs de plantes et de fleurs. Les couleurs, du jaune au vert, en passant par l'orange et le rouge, offraient des contrastes merveilleux avec le bleu azur du ciel. La saveur des plantes, enfin, y était plus parfumée que n'importe où ailleurs dans le Royaume. Ces terres majestueuses seraient bientôt siennes. La créature scruta l'horizon et au-delà des collines et des vallons, repéra un nuage de poussière. Ses oreilles, constamment en mouvement, palpitaient au gré des vents et des sons perçus. Il percevait à plus d'une lieue, le bruit des sabots qui martelaient le sol, le cliquetis des armes et des armures, le vent qui bruissait dans les gonfalons et les bannières. Il estima le nombre de soldats à une vingtaine.

Ses narines frémirent d'excitation à la perspective de la bataille et du sang. Il plissa des yeux afin de distinguer les races qu'il s'apprêtait à chasser. Des hommes d'Eléotek probablement… Il avait un visage émacié sur une peau ocre brunie par le soleil, un nez large et écrasé, et un regard perçant et sombre. Les glyphes blanches du clan des dayguéros étaient peintes sur ses joues et son front. Ses cheveux, d'un noir de jais, incroyablement soyeux, tirés en arrière, retombaient jusqu'au creux de ses reins pour former une crinière. Son torse, nu, dépourvu de toute pilosité, était lui aussi couvert de glyphes blanches. Sa musculature était impressionnante, depuis ses abdominaux saillants jusqu'à ses épaules, larges, ou ses bras, dont les biceps semblaient toujours tendus. Tout son être trahissait une force brute et animale. Le corps de cheval qui lui tenait lieu de membres inférieurs renforçait cette impression de sauvagerie virile et bestiale. Son crin uniformément brun se mariait parfaitement avec sa couleur de peau, si bien que la transition entre l'humanoïde et la bête était subtile, troublante, presque élégante.

Nur Dulath était son nom, et c'était un centaure."

Les centaures de Breth Harken
Peinture de Botticeli (1482) : Minerve et le centaure, exposé à la galerie des offices à Florence.

Peinture de Botticeli (1482) : Minerve et le centaure, exposé à la galerie des offices à Florence.

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E
C'est magnifique je ne peut que le partager sur mon défi " contes,légendes,mythes " bonne soirée à toi bisous
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B
Merci à toi Evy, bisous...