Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Interview de Gavriel Howard Feist

Interview de Gavriel Howard Feist

Pour la seconde « créature héroïc », vous l’aurez deviné à l’image choisie pour illustrer ce post, nous allons évoquer les araignées. L’idée m’a été suggérée par Gavriel Howard Feist qui avait très envie de participer à cette rubrique. Je l’en remercie grandement, c’est l’occasion pour nous de découvrir un « jeune » auteur au talent indéniable, vous pourrez vous en rendre compte à la nouvelle qu’il a eu la gentillesse de me confier et que je publierai vendredi.

En attendant, je vous invite à découvrir son univers, sa personnalité, et pour cela, rien de mieux qu’un petit rencard autour d’un pichet de vin corsé, d’une croûte au miel, et d’un bon fromage de chèvre. Notre homme débarque dans la taverne pile à l’heure, j’adore les gens ponctuels… Politesse des rois, disait ma grand-mère.

 

Il est plutôt grand et je lui trouve de l’allure avec ses longs cheveux bruns qui descendent jusqu’au milieu des omoplates. Il a la démarche souple de l’homme qui a pratiqué la danse dans sa jeunesse (ben oui, je me suis rencardé quand même) et un regard, derrière ses petites lunettes rondes, qui vous interpelle et vous accroche au premier coup d’oeil. Il a la poigne virile et chaleureuse des hommes francs et droits, le sourire de celui qui est heureux de retrouver un vieil ami alors que nous ne nous connaissons pas, j’en veux pour preuve la première question que je lui pose.

- Gavriel, heureux de te rencontrer. Je vais commencer par une question très basique, mais peux tu me dire d’où t’es venu l’idée de ce pseudo ? Gavriel, c’est pas commun, Howard, ça me fait penser à l’auteur de Conan, et Feist, figure-toi que je viens de lire, « l’ombre d’une reine noire » de Raymond E. Feist (qui m’a inspiré une critique sur ce blog, il y a deux semaines). Alors Gavriel Howard Feist, ça t’es venu comment ?

- Tu es un fin limier ! Ce nom de plume est effectivement un triple hommage aux grands auteurs qui ont construit mon identité de lecteur de Fantasy. Mon prénom (composé) renvoie au maitre-tisseur de « La Tapisserie de Fionavar, » ainsi qu’au père du plus fameux des barbares. Quant à mon nom, et comme tu l’as deviné, il est pour l’artisan du monde de Midkemia et de ses dix cycles (le plus célèbre étant probablement celui de « La guerre de la Faille. » Il existe beaucoup d’autres œuvres d’aucun qualifierait d’essentiel dans la littérature de l’Imaginaire (et ils auraient sûrement raison,) mais pour ma part, ces trois-là forment mon socle.

 

Fin limier, dommage que mon ami Harken ne soit pas là pour entendre cela… Il avait fait l’effort pour Rose Berryl (notre précédente interview), mais Gavriel n’est pas Rose… Moins de poitrine, et plus de barbe...

 

- J’aime dire que je suis un raconteur d’histoires, explique Gavriel. Je l’étais déjà au moment de l’adolescence où je m’adonnais à la danse et au théâtre, mais surtout, au jeu de rôles. Ah, j’en ai passé des nuits blanches autour d’une table, à tenter des jets d’action à coups de D20 ! Les rôlistes apprécieront…

- Je suis moi aussi rôliste, Gavriel ! Enfin, j’étais… Cela fait quelques années que je n’ai plus joué, mais j’adorais. Le Jdr, y’a pas mieux pour stimuler votre imaginaire, ça été pour moi une vraie source d’inspiration. J’ai commencé comme joueur puis je suis passé derrière l’écran, et ça m’a tout autant plu. Imaginer les histoires, les scénarios, les pnj (personnages non joueurs, dont le caractère devait être suffisamment étoffé et original pour accrocher l’intérêt de mes joueurs), créer des énigmes, décrire les lieux, les cités, les trésors… Tout ça a été un merveilleux terrain d’entraînement pour l’écriture, dont le démon m’est comme par hasard apparu à la même époque. Mais bon, excuse moi, je m’étale un peu. Tu te considères donc comme Raconteur d’histoires, donc !

- Oui, Souffleur de rêves aussi ! J’aime les mondes de l’Imaginaire, ceux qui nous font quitter, le temps d’une lecture, les affres et les aléas du quotidien. J’apprécie tout particulièrement de me rendre dans ces endroits merveilleux où magie et mystère se côtoient, où l’adversité forge ses héros et où l’improbable peut surgir derrière chaque porte.Tout ça, sans oublier la beauté grandiose d’un paysage naturel. Un canyon vertigineux ou une forêt vierge, un désert rocailleux ou une mer déchaînée sont autant de lieux propices à l’aventure... à l’Imaginaire.

- Ah là encore, je te rejoints, Gavriel ! Tes mots sont miens. J’aurais pu, à l’aide d’une magie qui m’est inconnue, te les placer dans ta bouche, mais tu as raison. L’Imaginaire pour s’évader du quotidien, la lecture comme remède à la banalité d’un quotidien étriqué… Quoi de mieux en effet que de grandioses paysages, peuplés de créatures mystérieuses, traversé par des héros au caractère bien trempé...

- De fait, la Nature est bien plus qu’un simple décor dans mes récits, c’est un personnage à part entière, raison pour laquelle, je m’attache à dépeindre des univers lyriques et sauvages. J’en profite pour ouvrir une parenthèse et faire un vœu, celui qu’au rythme où vont les choses (pollution, industrialisation, extinction des espèces, etc…) la Nature ne soit pas condamnée à ne devenir qu’un personnage de fiction. Parenthèse fermée…

- Peux tu nous donner un aperçu de tes premiers écrits ?

- Avec plaisir, Breth, mais il faudra que tu me rendes la politesse, et que tu évoques aussi les tiens. « La trahison des alchimistes », c’est bien ça ?

- Je ferais même mieux que cela, je livrerai un passage de ma « trilogie de l’Eugord » où il est justement question d’araignées. Cela permettra de confronter nos visions sur ces créatures qui ont inspiré pas mal de grands auteurs. Mais d’abord parle-nous de tes premiers écrits.

-« Les légendes de la Moïra » constituent mes premiers écrits. Il s’agit d’une série de Fantasy publiée au Québec chez CKR-Éditions (Canada.) L’intrigue se déroule sur deux lignes temporelles en interaction l’une avec l’autre. La série comprend vingt épisodes dont les trois premiers sont déjà parus. Un roman s’inscrivant dans le même univers, mais plusieurs générations plus tard, sera également publié chez CKR-Éditions sous le titre de « Les chroniques de Valkrae. »

Fort de cette expérience outre-Atlantique, j’ai eu la chance de remporter, au début de l’été, un concours littéraire organisé par les Éditions du Saule, à Nancy (France.) C’est ainsi que ma nouvelle fantastique « Une danse d’été » a été sélectionnée pour figurer dans un recueil de neuf textes ayant une thématique commune : l’été. Il s’agit de ma première participation à une œuvre collaborative et j’avoue que ça m’intimide un peu. Intitulé « Les nouvelles de l’été (version nuit,) » cet ouvrage, actuellement en précommande sur le site de l’éditeur, paraîtra le 22 octobre.

Chez le même éditeur, un roman de Fantasy devrait paraître d’ici la fin de l’année. Ce récit, ayant pour titre « Autre Royaume, » se base sur un effet papillon à l’échelle cosmique. Je n’en dis pas plus pour l’instant, mais j’espère pouvoir vous en reparler dans les prochains mois.

Enfin, et dans un tout autre domaine, je travaille également sur des projets de contes pour enfants qui, je croise les doigts, verront le jour au décours de l’année 2019. Pour ça, j’ai le privilège et l’immense honneur d’être associé à des artistes extraordinaires, ayant une personnalité à la hauteur de leurs talents, comme Virginie Madinier ou Niko Berry.

- C’est tout le mal que je te souhaite, et tu reviendras ici nous en reparler.

- La compagnie et la nourriture me sont fort agréables, alors ça sera, pour moi, un immense plaisir de revenir.

Interview de Gavriel Howard Feist
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article

Evy 18/10/2018 14:01

Ho ! j'aime beaucoup je vais voir les liens je rajoute et partage sur mon défi Contes,Légendes, Mythes sur mes deux blogs bonne journée bisous

Breth Harken 19/10/2018 12:18

toujours un plaisir de te voir papillonner dans les parages, Evy...