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Heroic fantasy ou Erotic fantasy ?

Illustration de Boris Vallejo (que j'avais choisie il y a 25 ans comme illustration au troisième tome de ma trilogie de l'Eugord "la vengeance des dieux", pensant encore naïvement que je pourrais la "repiquer" à peu de frais... Quel être candide j'étais alors... Féminité, monstruosité, sensualité m'avaient alors poussé à ce choix, en plus du fait bien sûr, que cette image illustrait parfaitement une scène de mon manuscrit...

Illustration de Boris Vallejo (que j'avais choisie il y a 25 ans comme illustration au troisième tome de ma trilogie de l'Eugord "la vengeance des dieux", pensant encore naïvement que je pourrais la "repiquer" à peu de frais... Quel être candide j'étais alors... Féminité, monstruosité, sensualité m'avaient alors poussé à ce choix, en plus du fait bien sûr, que cette image illustrait parfaitement une scène de mon manuscrit...

Cela faisait un petit moment qu’avec mon ami Harken nous ne nous étions pas retrouvés autour de quelques pichets pour discuter de tout et de rien. J’avais besoin d’oublier mes déboires avec Kora Sahn et sa putain de malédiction, mes déboires aussi avec Bô Delaire, mon éditeur qui n’en finit plus de retarder la date de parution de mon manuscrit, alors nous avons fini par aborder notre thème de prédilection… Les femmes, histoire de détendre un peu l’atmosphère… Et avec quelques verres dans le nez, notre conversation a quelque peu dérivé, si vous voyez ce que je veux dire…

- Pourquoi, les femmes, pour les illustrateurs heroic fantasy, sont-elles toujours représentées dénudées ?

Il exagère, comme toujours, il y a de très nombreuses représentations de femmes qui sont couvertes et bien couvertes… De cottes de mailles, de robes ou même d’armures de plates (pas de hijab non plus). Néanmoins, l’atmosphère est détendue, je ne veux pas le contredire sur ce point. J’abonde même dans son sens.

- L’heroic fantasy se prête bien au genre. Dénuder la femme permet à l’artiste de dessiner ses courbes, ses muscles, les parties sensuelles de son anatomie… Ses seins, ses fesses, ses hanches…

Je songe aux amazones de Boris Valléjo, aux modèles dénudées de Dorian Cleavanger, aux guerrières bodybuildées de Julie Bell, aux donzelles faussement fragiles de Luis Royo, mais Harken, lui, embrumé par les vapeurs d’alcool, reste dans des analyses plus terre à terre.

- Moi, je dis que c’est parce qu’une femme dénudée, eh bien, c’est plus vendeur. On lui fourre une lame dans une main, un bouclier dans l’autre et hop, c’est de la fantasy… Mais pour moi, c’est de l’erotic fantasy, pas de l’héroic fantasy.

- Les deux ne sont pas irréconciliables. Je veux dire l’érotique et l’héroic… J’ai connu des guerrières qui se couvraient très peu afin de déstabiliser leur adversaire…

Heroic fantasy ou Erotic fantasy ?
Heroic fantasy ou Erotic fantasy ?

Weenara, la serveuse dont je suis secrètement amoureux, dépose au même instant un nouveau pichet sur la table, et en se courbant m’exhibe son décolleté généreux. Mon regard se perd dans le sillon merveilleux de ses seins, ce qui ne manque pas de faire sourire Harken.

- C’est sûr que si on met un contrat sur ta tête, toi, il vaut mieux t’envoyer une belle paire de nichons pour t’amadouer qu’un barbu bien couillu. Ta belle aurait eu le temps de t’égorger que tu n’aurais même pas détourné les yeux de ses tétines !

- Oui, bon revenons à nos illustrateurs, tu veux. Tu t’égares… (Je me verse un godet, le vide d’un trait, histoire de retrouver l’inspiration, puis je reprends) Les artistes aiment les nus de manière général, hommes ou femmes, en peinture, mais aussi en sculpture, car ils peuvent mettre en avant leur connaissance anatomique, et mettre ce savoir au service de leur art, de leur talent, c’est extraordinaire.

Harken se balance sur sa chaise et lève les yeux au ciel, enfin au plafond…

- Pourquoi, alors qu’on était en train de parler des femmes et que ça commençait à devenir intéressant, il faut que tu nous sortes ta science et que tu deviennes chiant comme la mort !

Chiant moi… ça fait toujours plaisir à entendre. Bon, je lui pardonne, il n’est pas loin d’être ivre, mais quand même, je ne vais pas tout laisser passer sous le coup de l’alcool. Et quand l’alcool commence à distiller ses effets euphorisants, les défis ne sont jamais très loin.

- Je te parie la prochaine tournée que tu n’es pas capable de parler des femmes dans notre blog !

- Et pourquoi n’en serai-je pas capable ?

- Je sais pas, ton côté un peu prude… Et puis je me souviens qu’un jour tu m’avais confié que le côté un peu racoleur de ce type de sujet, on ne le traiterait pas chez nous !

- On peut le traiter sans être racoleur. Tiens, puisque je suis en train de travailler sur Frazetta, je pourrai parler de son style quand il dessine les femmes, qu’en dis-tu ?

- Défi relevé ! Dit-il en levant son verre, le regard grivois, et l’air goguenard de celui qui est parvenu à ses fins.

Ainsi est né l’idée d’une petite analyse du style Frazetta adapté aux femmes… A lire dès demain sur notre blog 😉

Illustration de Luis Royo

Illustration de Luis Royo

Illustration de Dorian Cleavanger

Illustration de Dorian Cleavanger

Illustration de Rowena Morill

Illustration de Rowena Morill

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B
Merci de ton passage chez nous Evy, toujours un plaisir...
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E
Beau partage merci une bonne journée à toi bisous
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