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Les centaures dans "La trahison des alchimistes" de Breth Harken

Les centaures dans "La trahison des alchimistes" de Breth Harken

Les centaures sont dans « la trahison des alchimistes », des créatures sauvages, violentes et cruelles. Pas spécifiquement maléfiques bien que s’adonnant volontiers à des massacres, des raids, et des sacrifices sanguinaires, mais sans en avoir vraiment conscience, que voulez-vous, c’est dans leur nature…

Ces créatures n’ont pas le premier rôle dans ce premier tome de la trilogie de l’Eugord, ils apparaissent dans les derniers chapitres, mais ils prennent de l’importance dans le second tome "Les brumes de l'Oubli" (à paraître l'an prochain, il est déjà écrit et en cours de relecture). Alors, un centaure, pour Breth Harken, ça ressemble à quoi ? Je vous invite à le découvrir dans cet extrait…

Les centaures dans "La trahison des alchimistes" de Breth Harken

Les vastes plaines de l'ouest qui s'étendaient à perte de vue ravirent les sens de la créature. L'air y était plus pur qu'ailleurs, le vent y charriait les senteurs de plantes et de fleurs. Les couleurs, du jaune au vert, en passant par l'orange et le rouge, offraient des contrastes merveilleux avec le bleu azur du ciel. La saveur des plantes, enfin, y était plus parfumée que n'importe où ailleurs dans le Royaume. Ces terres majestueuses seraient bientôt siennes. La créature scruta l'horizon et au-delà des collines et des vallons, repéra un nuage de poussière. Ses oreilles, constamment en mouvement, palpitaient au gré des vents et des sons perçus. Il percevait à plus d'une lieue, le bruit des sabots qui martelaient le sol, le cliquetis des armes et des armures, le vent qui bruissait dans les gonfalons et les bannières. Il estima le nombre de soldats à une vingtaine.

Ses narines frémirent d'excitation à la perspective de la bataille et du sang. Il plissa des yeux afin de distinguer les races qu'il s'apprêtait à chasser. Des hommes d'Eléotek probablement… Il avait un visage émacié sur une peau ocre brunie par le soleil, un nez large et écrasé, et un regard perçant et sombre. Les glyphes blancs du clan des dayguéros étaient peints sur ses joues et son front. Ses cheveux, d'un noir de jais, incroyablement soyeux, tirés en arrière, retombaient jusqu'au creux de ses reins pour former une crinière. Son torse, nu, dépourvu de toute pilosité, était lui aussi couvert de glyphes blancs. Sa musculature était impressionnante, depuis ses abdominaux saillants jusqu'à ses épaules, larges, ou ses bras, dont les biceps semblaient toujours tendus. Tout son être trahissait une force brute et animale. Le corps de cheval qui lui tenait lieu de membres inférieurs renforçait cette impression de sauvagerie virile et bestiale. Son crin uniformément brun se mariait parfaitement avec sa couleur de peau, si bien que la transition entre l'humanoïde et la bête était subtile, troublante, presque élégante.

Nur Dulath était son nom, et c'était un centaure. 

Il frappa le sol de ses sabots afin de rameuter ses troupes, et prit l'arc, accroché en bandoulière dans son dos. En quelques secondes, une vingtaine d'autres centaures s'étaient regroupés autour de leur chef. Ils accoururent au galop, depuis le fond de vallon où ils se tenaient en embuscade, prêts à surgir et submerger leur ennemi.

- Sont-ce nos proies qui martyrisent les chevaux sous le poids des armures ? demanda le centaure qui s'était placé à la droite de Nur Dulath, et qui avait tressé sa crinière de mèches blanches et rouges.

Il s'appelait Thul Faroth et il était le va-t-en-guerre des dayguéros, celui qui menait les charges et qui était amené à prouver sa bravoure et succéder au chef à sa mort.

- Non. Nos proies sont plus au nord, elles sont lentes et nous les rattraperont bientôt. Je crois  que ce sont des hommes d'Eléotek. J'ai senti la présence de vingt hommes mais je suis intrigué par les sécrétions que dégagent l'un d'entre eux. Mi homme mi bête, mi vivant mi mort. 

Thul Faroth se redressa et huma l'air. Il était aussi puissant et trapu que son chef mais pas aussi grand. De par sa fonction de va-t-en-guerre, il était le seul à porter un baudrier et une épée longue dans le dos. Il s'en servait pour charger ses ennemis alors que tous les autres centaures utilisaient l'arc court lors de l'assaut, puis, la dague courte au moment du corps à corps.

- Tu as raison, dit il en crachant à terre. Je sens aussi le maléfice des arcanes flotter autour d'eux.

- Oui, et nous serons bientôt fixés, répondit Nur Dulath.

Le chef des dayguéros se cambra et brandit son arc bien haut au dessus de sa crinière. Tous les autres centaures l'imitèrent, le signal était donné, la chasse était lancée…

Les centaures dans "La trahison des alchimistes" de Breth Harken

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