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Top et flop des séries 2019

Top et flop des séries 2019

Un petit retour sur la période de Noël et la dernière chronique sur « the witcher » notamment, dont les deux premiers épisodes m’avaient laissé un goût pour le moins amer. Harken, lui, y voyait encore des choses à sauver. Nous avons tous deux fait l’effort de regarder la série jusqu’au bout pour vous livrer notre avis définitif. Il est vrai que deux épisodes sont généralement insuffisants, que les suivants peuvent s’avérer meilleurs et redresser la barre… Sauf que les deux, ou trois premiers sont au final les meilleurs… Et que vous remarquerez, pour ceux qui ont l’habitude de nous lire, que cette chronique ne se présente pas sous la forme d’une controverse ! Vous en déduisez donc qu’Harken a fini par se ranger à mon avis, que lui aussi, qui avait essayé de positiver, a fini par trouver cette série décevante et ratée.

Top et flop des séries 2019

Ratée, oui, je le dis et ne suis hélas pas le seul à le dire, car les épisodes suivants nous révèlent un récit narratif totalement confus, inutilement compliqué, qui perd totalement les spectateurs. Des personnages morts au premier épisode qui réapparaissent dans le troisième, sans la moindre explication, sans même un petit sous-titrage… Dur…

On finit quand même par comprendre que nos trois héros principaux évoluent à des périodes différentes pour se retrouver à la même époque dans le dernier épisode. L’idée aurait pu être originale et prenante s’il y avait eu du talent derrière la caméra (pour des transitions habiles par exemple), et surtout du talent chez les scénaristes et showruners qui ont plombé à tout jamais l’œuvre originale de Sapkowski, qui à mon sens, méritait mieux.

D’ailleurs, puisque j’évoque l’œuvre originale, et le dernier épisode, celui de la bataille, quel ratage monstrueux ! Voilà un final qui ne donne nullement envie d’aller plus loin, tant c’est lent et mal filmé ! Quand on n’a pas les moyens et surtout le talent pour compenser ce manque de moyens, on ne se lance pas dans une bataille, surtout qu’elle n’est qu’évoquée dans le livre, pas même décrite ! Les puristes ne s’en seraient nullement offusqués. Au lieu de cela, on a droit à des effets spéciaux à quatre sous, à des rangées de bons petits soldats qui sautent derrière un flash lumineux censé représenter des boules de feu, un décor de château en ruine mal mis en valeur, des combats improvisés, des rebondissements prévisibles dix minutes avant… Misère de misère, mais ils n’ont pas vu GOT ou quoi ? Même les téléfilms sur M6 au moment de Noël sont de meilleure facture, ces effets spéciaux et cette façon de jouer pour le moins caricatural, on ne les trouve plus sur aucune chaîne, on n’ose plus tourner et jouer de cette façon ? Et bien si, hélas ! Je n’ose revenir sur le casting que j’évoquais dans la controverse, il n’y avait guère que Henry Cavill pour tirer son épingle du jeu. Au final, même lui, a du mal à trouver grâce à mes yeux. Le jeu est plat, sans émotion (oui, je sais, le rôle veut ça, mais tout de même). Et que dire de tous les autres ? Ils sont pire que mauvais… Faut dire que les casters ont fait fort pour les recruter. Ils n’ont aucun charisme, aucune gueule à nous présenter, et débitent platement des dialogues mal ficelés, dans des décors fades et ennuyeux…

Bon, j’arrête là, la coupe est pleine comme on dit, vous l’aurez compris, « the witcher » est mon big flop de cette fin d’année. Mais comme je ne voulais pas vous laisser sur une si mauvaise impression, et ne pas vous laisser croire que je ne suis ici que pour déverser mes propos fielleux, je veux vous parler d’une série qui est tout son contraire : merveilleusement bien écrite, superbement interprétée, avec des décors fabuleux, une écriture et une mise en scène brillantes… Un petit bijou qui n’a qu’un défaut, ce n’est pas de la fantasy !

Cette mini-série de 10 épisodes que j’ai adorée, est une autre série netflix, il s’agit de « The haunting of Hill house »…

Top et flop des séries 2019

Le récit raconte un drame qui s‘est déroulé dans une maison hantée, et ses conséquences des années plus tard sur les membres de la famille rescapée. C’est en réalité l’adaptation du roman éponyme, publié en 1959, de la romancière américaine Shirley Jackson, spécialiste du récit fantastique et d’horreur. Dans son essai "Anatomie de l’horreur" (1981), Stephen King le cite notamment comme étant l’un des meilleurs romans horrifiques de la fin du XXème siècle. Cette œuvre a été adaptée par deux fois au cinéma (La Maison du diable en 1963, puis Hantise en 1999) ; ainsi qu’au théâtre (en 1954 par F. Andrew Leslie, puis en 2015 par Anthony Nelson) ; et a également été parodiée dans Scary Movie 2. Pour la première fois, c’est une série qui s’attaque à cette histoire, classique s’il en est, mais d’une manière incroyablement intelligente (avec des flashbacks entre le passé à l’époque où les personnages sont encore enfants… 5 frères et sœurs !), ce qui permet une mise en perspective extraordinaire, un fil narratif vraiment original. On est tout de suite dans le vif du sujet (la maison hantée est sublime, je vais y revenir), mais on accompagne aussi les personnages 20 ans plus tard pour découvrir peu à peu les séquelles que cette histoire a pu leur laisser…

Les enfants jouent merveilleusement bien...

Les enfants jouent merveilleusement bien...

Mise en abîme

Si la série n’est pas l’adaptation directe de l’oeuvre de Shirley Jackson, elle joue sur des effets de mise en abîme, à travers des citations et des clins d’oeil. Le premier épisode s’ouvre notamment avec les quatre premières lignes du roman original, tandis que l’aînée de la famille Crain (Elizabeth Reaser) emprunte son prénom à la romancière. Par ailleurs, Steven Crain, incarné par Michiel Huisman, est le célèbre auteur d’un livre également intitulé "The Haunting of Hill House", dans lequel il relate son enfance.

Première série TV

Avec The Mirror, Pas un bruit, ou encore Ouija: les originesMike Flanagan s’est imposé, en quelques années, comme l’un des maîtres de l’horreur au cinéma. The Haunting of Hill House est sa toute première série, sur laquelle il cumule les casquettes de créateur, scénariste, réalisateur, producteur délégué et monteur des dix épisodes. "Je lui tire mon chapeau. (…) Il a perdu presque 20 kilos sur le tournage. (…) Il était en train d’écrire Docteur Sleep en même temps !", confie l’actrice Elizabeth Reaser. L’expérience sérielle semble, en tout cas, avoir plu au prolifique Mike Flanagan, qui a ainsi exploré une approche différente de l’horreur : "En 90 minutes, on peut effrayer le public trois ou quatre fois. Pour un programme de dix heures, les règles changent complètement. Je voulais créer une tension et la faire durer le plus longtemps possible."

Stephen King, fan de la série

Après avoir plébiscité le roman original de Shirley Jackson, le maître de l’horreur, Stephen King s’est enthousiasmé de son adaptation sérielle par Mike Flanagan, comme il l’a fait savoir sur son compte Twitter : "Habituellement, je me désintéresse de ce genre de révisionnisme, mais c’est génial. Proche de l’œuvre de génie, vraiment. Je pense que Shirley Jackson approuverait, mais qui peut véritablement le savoir."

Des effets réussis, ci-dessus, une des scènes les plus flippantes de la série...

Des effets réussis, ci-dessus, une des scènes les plus flippantes de la série...

Trucages à l’ancienne

Souhaitant revenir à "une époque où l’horreur avait un but bien plus profond que l’épouvante", Mike Flanagan et son équipe de production ont décidé de mettre l’accent sur des effets prothétiques et pratiques, plutôt que sur des images de synthèse. Un choix apprécié par l’ensemble de la distribution. "Robert Kurtzman, le maquilleur, a fait un super travail pour créer les fantômes. C’était toujours un plaisir de les voir sortir des loges et se dire : ‘C’est incroyable !’.", confirme Kate Siegel. Le recours aux effets spéciaux n’a servi que par mesure de sécurité vis-à-vis des acteurs, lorsque des vitres se brisent par exemple.

La maison hantée

Après plusieurs mois de recherches, l’équipe de repérage a déniché la maison parfaite pour incarner Hill House, à environ une heure et demie d’Atlanta, en Georgie. La façade a servi à tous les plans en extérieurs, notamment pour les scènes correspondant à l’emménagement de la famille Crain. Ensuite, la production l’a laissé à l’abandon pendant six ou sept mois, avant de revenir y tourner et capter ainsi l’authenticité de la détérioration. Quant à l’intérieur de cette maison, il a été recréée en studio à Atlanta, quasiment à l’identique. En effet, Mike Flanagan souhaitait réaliser de longs plans en steadicam, ce qui nécessitait de pouvoir démonter ou remonter les murs à l’envie. Le plateau, opérationnel, s’étendait ainsi sur deux étages. "Franchement, j’ai connu des décors immenses dans ma carrière, mais là, c’est clairement le plus gros décor en studio dans lequel je n’ai jamais travaillé !", déclare d’ailleurs Michiel Huisman.

Top et flop des séries 2019
Top et flop des séries 2019
Top et flop des séries 2019

Une prouesse technique

Réaliser un épisode uniquement en plans séquence était un défi que Mike Flanagan rêvait de relever. C’est chose faite avec l’épisode 6, dont le tournage, qui a pris deux matinées, a conditionné l’ensemble de la série, notamment la construction des décors. "Les mouvements de caméra traversent les murs, les plafonds… Il fallait des parois amovibles, faire en sorte que la salle des pompes funèbres soit connectée à la maison hantée par un couloir", explique Kate Siegel. Outre l’aspect technique, les comédiens ont également dû répété la scène à la manière d’une pièce de théâtre, deux semaines en amont du tournage. Un challenge particulièrement excitant selon Michiel Huisman : "Savoir que la prise va durer au moins dix-huit minutes, qu’il sera impossible de s’arrêter, d’envisager un plan de coupe pour masquer une petite erreur, que tout devra être au point, apporte une tension que j’aime bien". Pour le plan d’ouverture, le plus long (23 minutes), le troisième essai fut le bon. Et heureusement, car un souci technique n’aurait pas permis de nouvelle tentative. En effet, à force d’avoir répété la scène, les fibres du tapis se sont prises dans les roues de la Dolly, qui est ensuite tombée en panne.

Dans la peau d’une opératrice funéraire

Suite à l’obtention du rôle de Shirley adulte, Elizabeth Reaser a dû se pencher sur la profession de son personnage : la thanatopraxie. La production lui a notamment envoyé des vidéos d’embaumement. D’abord profondément réticente, l’actrice les a finalement regardé afin de se sentir à l’aise pendant ce type de scènes sur le tournage. Celle-ci a également mené ses propres recherches afin de mieux comprendre le métier. "L'une des choses que j'ai apprises, c'est que certaines personnes aiment vraiment ça et que pour d’autres, c’est en quelque sorte leur façon de donner aux personnes endeuillés leur dernier moment avec le ou la défunt(e), et de faire en sorte que ce moment soit beau. Accorder ce moment à quelqu'un, c'est une chose très importante à laquelle, bien sûr, je n'avais jamais pensé, et que j’ai trouvé très intéressante.", explique-t-elle. Toutefois, malgré sa préparation ainsi que la présence d’une vraie croque-mort sur le plateau (dans le rôle de son assistante), Elizabeth Reaser a confié ne pas toujours avoir été à l’aise : "L’expérience la plus troublante a été de devoir (…) ouvrir une cavité thoracique et d’en retirer des organes. Ca semblait très réel. Les détails des faux cadavres avec lesquels nous travaillions donnaient l’impression de pouvoir sentir la mort."

La maison est tout bonnement superbe. Horrifique, gothique et mystérieuse, avec une foultitude de pièces toutes plus bizarres et décalées les unes que les autres. Idéale pour une murder party.

La maison est tout bonnement superbe. Horrifique, gothique et mystérieuse, avec une foultitude de pièces toutes plus bizarres et décalées les unes que les autres. Idéale pour une murder party.

Horreur et psychologie

Outre la lecture du roman original de Shirley Jackson, l’acteur Michiel Huisman s’est également inspiré du documentaire My Amityville Horror. "C’est l’histoire d'un homme qui, enfant, a grandi dans une maison réputée pour être hantée. C’était très intéressant. Cela aborde vraiment la façon dont cela l’a affecté sur le reste de sa vie. Ca a été très utile pour moi de regarder ce documentaire pour comprendre les effets psychologiques que cela peut avoir.", raconte-t-il.

La présence d’enfants-acteurs sur le plateau

La présence de jeunes enfants sur un plateau apporte son lot de précautions, mais est également agréable, selon l’acteur Oliver Jackson-Cohen : "Le tournage a duré neuf mois. Donc c’était sympa, après une journée de travail où vous avez été confrontés à des choses intenses et dramatiques, de voir ces gamins toujours souriants." Très professionnels, certains d’entre eux sont d’ailleurs des habitués du genre. En effet, Lulu Wilson est apparue dans Ouija: les origines et Annabelle 2, tandis que Mckenna Grace a joué dans Amityville: The Awakening. Au final, ce sont les comédiens adultes qui ont éprouvé le plus d’inquiétudes : "Il y avait cette scène, où je parle avec deux de mes enfants dans leur lit. Ils parlent d’un cauchemar horrible… J’étais tellement inquiète de la tourner avec eux. Durant les répétitions, j’ai vu Michael [Fimognari], un gars plutôt stoïque, avoir les larmes aux yeux. Je me suis dit : ‘Mon dieu, comment allons-nous faire ?’. Pourtant, dès la prise finie, les enfants s’exclamaient : ‘Hey ! Qui veut un chocolat chaud ?’. Ils sont fantastiques.", confie Carla Gugino.

infos reprises du site allociné...

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L
Bonjour !

J'avais commencé à regarder la série The witcher mais j'ai eu un contretemps et j'ai dû stopper à la moitié de l'épisode 1. ???? De ce fait, je ne peux pas avoir d'avis pour l'instant. Même si je n'ai jamais lu de Fantasy, je serais curieuse de lire la saga The Witcher. Je connais seulement l'univers grâce aux jeux vidéos. Je pense que ce sera comme avec la dernière trilogie de Star Wars (qui a d'ailleurs été critiquée par la pauvreté du récit narratif et félicitée pour les images) : une série qui accroche grâce à la forme et non grâce au fond. Quand j'entends des avis de mon entourage, c'est soit ils ont moyennement adoré ou détesté.

Concernant, la série Hauting of hill house. Je n'ai pas réussi à la regarder. J'ai quitté au bout de 5 minutes de visionnage. ???? Et d'ailleurs, la scène du début avec l'entitée au dessus de la jeune protagoniste, je l'ai rencontrée dans le roman "Apparition" de Graham Masterton. J'ai eu trop peur. Cela fait trois mois que je l'ai mis en attente. Ahah !

Un dernier mot : je voulais vous dire que j'aime votre style d'écriture. Article apprécié. Bonne continuation.

Lix.
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B
Merci de ton passage Lix et de ton commentaire. Ca fait toujours plaisir de savoir que ce que l'on fait plaît à qqun... Que tu aies flippé au bout de 5 minutes dans Haunting of hill house est un peu excessif... mdr... Mais tu as raison, la série installe un climat vraiment inquiétant dès le début, et il y a qqes scènes choc, dont l'intensité et le nombre augmente à partir du 4ème épisode surtout... Mais ça vaut le coup car la série est intelligente, bien montée, bien jouée et le décor de la maison extraordinaire ! Quant à Starwars je fais partie de ceux qui critiquent les derniers épisodes... de vulgaires navets avec effets spéciaux... Mais aujourd'hui, les effets spéciaux, il y en a partout, même dans les séries, et réussis en plus... alors ce qui doit faire la différence, c'est l'hisoire, le sscénario, or STarwars n'a plus de scénario... Quel gâchis. A bientôt j'espère...