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L'écuyer du roi

L'écuyer du roi

En ces temps de ténèbres (alors qu’il n’a jamais fait si beau dehors), je vous propose une mini chronique pour une mini-série : « l’écuyer du roi », mise en ligne la semaine dernière sur la plateforme netflix. Six épisodes, c’est un peu court, et ce serait ma première critique… Attendez, ne vous emballez pas, ne présumez pas de la suite… C’est un peu court pour donner corps à un récit qui aurait mérité davantage de développements, mais ce n’est pas inintéressant.  

L’écuyer du roi est l’adaptation d’un roman néerlandais « de brief voor de Koning » de Tonke Dragt paru en 1962, pas tout récent donc… Ce qui explique probablement l’extrême classicisme du scénario. Un jeune apprenti chevalier se retrouve au cœur d’une quête et d’une prophétie qu’il n’a en rien souhaité ni même provoqué, et va devoir faire face à son destin. Oui, c’est très simpliste, je vous avais prévenu. Le jeune héros est un adolescent un peu naïf, confronté à ses propres doutes et difficultés, et il est encadré de toute une petite troupe d’autres apprentis chevaliers à peine sortis de l’enfance . C’est une série netflix donc les ados pullulent, c’est leur cœur de cible 😉 ne l’oubliez-pas… Mais ils sont sympathiques ces ados, et on finit par se dire que leur réaction, souvent « premier degré » est du bon sens et fait progresser tranquillement l’histoire. Certains évoluent, en bien ou en mal, et leur naïveté est un moteur de l’histoire qui change de ces héros trop réfléchis, trop ambigus, trop adultes…

Will Davies, le showrunner et producteur de la série, (scénariste entre autres des Johnny English), a su s’inspirer des grandes réussites de ces dernières années en matière de fantasy pour donner à la série un parfum d’aventures et de dépaysement bienvenu en ce moment.

D’abord, il y a les décors et les paysages qui sont exceptionnels, dignes du seigneur des anneaux pour les extérieurs. Le survol des pics enneigés m’a fait penser au survol de Caradras, le fleuve, les forêts sont magnifiques, et que dire de certains décors d’intérieur, incroyablement bien reconstitués et réalistes comme la crypte, ou le monastère (directement inspiré du nom de la rose). Même l’auberge devient à l’écran le lieu que tous les rôlistes ont un jour imaginé. Les décors de « the witcher » auxquels certains ont comparé la série, fait pale figure. Autant « the witcher » faisait « décor de carton plate », ressemblait à des « studios mal fagotés des années 80 », autant « l’écuyer du roi » nous plonge dans un univers incroyablement crédible visuellement. Ce sentiment est renforcé par les costumes, dignes de ceux de GOT, une référence en la matière. Enfin, les « gueules » qui figurent au casting de cette série ont vraiment leur place dans une histoire comme celle-ci ! Vous savez, celui qui a la gueule du « gentil impuissant qui va mourir », ou mieux, celui « qui a la tronche vraiment patibulaire, mais qu’on aime détester »…

Bref, je conseille cette série, qui ravira petits et grands, très bien faite, un peu trop classique peut-être dans son déroulé, mais vraiment dépaysante, et qui ne manque pas de souffle. Il y a fort à parier qu’une saison 2 est en préparation.

Distribution

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