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Sa'ar, Orcs et Gobelins T.4

Sa'ar, Orcs et Gobelins T.4

Sa’ar est le quatrième tome de la série « Orcs et gobelins », (Nicolas Jarry au scénario, Vukic et Deplano aux dessins). Cette série, je le rappelle, se déroule dans le monde d’Arran, un monde prolifique s’il en est puisque cet univers est aussi le berceau des séries « Elfes », et « Nains ».

J’aime assez l’ambiance cruel, et l’univers chaotique propre aux orcs et aux gobelins.

Voici le résumé de l’intrigue que propose l’éditeur, Soleil, en l’occurrence :

« Sa’ar est un gobelin naïf au cœur un peu trop tendre... Pour faire sa place dans un monde qui lui est hostile, il devra apprendre à être aussi féroce qu’impitoyable.

Sa’ar n’est jamais sorti de sa mangrove et ne connaît rien des terres qui s’étendent au-delà l’estuaire. Jusqu’au jour où un seigneur Orc réduit son clan en esclavage.
Privé de tout espoir, le gobelin découvre un monde où seuls les forts survivent.
Il fait alors le serment de devenir le maître de la cité des Sangs-mêlés, un ramassis de voleurs, d’assassins et de bâtards... Même si pour cela il doit devenir le pire d’entre eux ! »

Cette cité enchevêtrée autour d’un pic rocheux m’a fait songer à la sœur maléfique de la cité blanche d’Edoras. Cité des sangs-mêlés gouvernée par un mystérieux maître que tout le monde craint sans jamais l’avoir vu, le préalable est alléchant, surtout quand cette ville, et les trognes qui l’habitent sont dessinés par un Paolo Deplano et un Bojan Vukic au mieux de leur forme. Les illustrateurs perpétuent ainsi la tradition d’un dessin précis et soigné que Diogo Saïto avait instauré dès le premier volume, mettant d’ailleurs la barre très haute niveau qualité illustrative (T.1 Turuk). Le passage où Sa’ar, réduit en esclavage, est contraint de vider les poissons dans une forteresse perdue au cœur de l’océan, est un petit bijou d’originalité. C’est bien conté, le phrasé de Nicolas Jarry, le scénariste, fait merveille, c’est un habitué de la série, et l’ambiance qui se dégage des pages magnifiquement colorées par Digikore studios, renforce l’ambiance nauséeuse des pêcheries les plus malfamées.

Hélas, un bémol néanmoins, je trouve lassant l’emploi de la première personne pour raconter l’histoire. Cela nuit au suspens, c’est une solution de facilité, et le scénario au final, en devient linéaire et prévisible. J’avais déjà évoqué cette faiblesse et facilité scénaristique pour les volumes précédents (T.1 Turuk, T.2 Myth, et T.3 Gri’im), je n’ai pas été entendu : Nicolas (Jarry), s’il te plaît, innove, ne sombre pas dans la facilité, j’adore ton style, ton phrasé, ton vocabulaire, faut juste faire l’effort d’avoir une vision extérieure sur le personnage, et ne pas rester autocentré sur celui-ci du début à la fin…

Ce tome 4 est comme le tome 3, un peu décevant par rapport aux deux premiers. Mais ce qui me semble un essoufflement n’a pas empêché la série de poursuivre sur sa lancée, le succès étant visiblement au rendez-vous, puisque le tome 9 « Silence », vient de sortir le mois dernier (le 20.08.2020).

Au final, c’est une BD distrayante, agréable à lire, mais qui me laisse un petit goût d’inachevé, l’histoire n’est pas à la hauteur du monde dans lequel évolue notre personnage.

Sa'ar, Orcs et Gobelins T.4
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