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Une très belle couverture... Rendons hommage aux éditions Bragelonne qui ont su par ce biais attirer de nouveaux lecteurs et redorer le blason de la Fantasy en france..

Une très belle couverture... Rendons hommage aux éditions Bragelonne qui ont su par ce biais attirer de nouveaux lecteurs et redorer le blason de la Fantasy en france..

Pour ma première critique, mon choix s'est porté sur la saga d'Anthony Ryan « Blood song ». Pourquoi ? Parce que c'est le dernier ouvrage de fantasy que j'ai lu, et que je m'apprêtais à entamer le troisième tome « la reine de feu » avant que je ne renonce pour cause de… STOP… je ne veux pas spoiler la fin de ma chronique...

Je vous préviens, ce billet sera moins long que les pavés que constituent ces ouvrages. Et puisque je commence par la forme avant le fond, je vais donc préciser que la lenteur de l'ouvrage est à la fois sa force et sa faiblesse. C'est bien écrit (donc bien traduit, on ne rend pas assez hommage à la qualité des traducteurs) et l'on prend plaisir à suivre dans le premier tome la formation de notre jeune héro (Vaelin Al Sorna) au sein du sixième ordre, un ordre religieux mystique, le genre moine soldat héroïque, élevé à la dure, qui va devoir faire preuve de courage, d'abnégation mais aussi de fraternité.

Il lui faudra passer toute une série d'épreuves initiatiques et découvrir au gré du récit la vérité sur sa famille, sur le royaume dans lequel il évolue, le monde plus vaste qui s'offre à lui, ses compagnons (et bientôt ses frères), le don qu'il perçoit lorsqu'il est en danger et qui guide ses actes (la magie est appelée Ténèbre), son ordre aussi, plus mystérieux qu'il n'y paraît… ça en fait des vérités à découvrir me direz vous, et vous avez raison. Mais heureusement, car sa formation initiatique est un peu longue et fastidieuse, voire prévisible, je ne vous cache pas avoir hésité à reposer le livre plus d'une fois (surtout qu'il pèse lourd le bougre, on fait de la muscu en même temps que de la lecture).

Mais si j'ai tenu bon, c'est qu'au final, ça valait le coup, bien que je déteste ces auteurs de fantasy qui vous prenne le héro tout petit, et qui nous le forme, le modèle au gré d'épreuves répétitives ! Le monde est assez riche, avec ses familles, et ses ordres mystiques rivaux pour vous tenir en haleine jusqu'au bout. Le point fort, à mon sens, est la qualité de l'écriture, les personnages qui s'épaississent en vieillissant, et la découverte progressive du monde si l'on parvient à dépasser les 200 premières pages. L'auteur parvient à nous surprendre avec quelques rebondissements, et l'on sent, sur la fin, l'influence d'un autre auteur de fantasy bien connu que j'aurais l'occasion d'évoquer plus tard dans une autre critique, D. Gemmel.

Cela me fait une transition avec le second tome « le seigneur de la tour », où là, nous avons carrément du Gemmel dans le texte, lorsqu'il s'agit d'évoquer le siège d'Altor. Mais attention, ce n'est pas négatif dans ma bouche, car si Gemmel est le maître du genre dans ce type d'exercice, Ryan n'a pas à rougir de la comparaison.

Ce deuxième volume, aussi gros et lourd que le premier, élargit un peu les horizons, nous épargne le long apprentissage de Vaelin (normal il a eu lien dans le premier tome… C'est profond, ça), mais du coup, il est un peu plus rythmé, et moins prévisible. Il y a plus de rebondissements, de trahisons, d'actions...

Les compagnons du sixième ordre, séparés pour certains, vont se retrouver et se lancer dans un mouvement de résistance autour de notre personnage, toujours sensible à la voix, afin de repousser l'envahisseur venu de l'empire volarien, (genre vikings esclavagistes assoiffés de sang). De belles batailles bien décrites, des personnages attachants, je le recommande à tous ceux qui sont venus à bout du premier tome. Avec cette question, la plus importante aux yeux du grand romantique que je suis, Vaelin est il définitivement maudit ou va-t-il enfin trouver l'Amour ? Un début de réponse dans ce volume.

J'ai voulu m'atteler au troisième tome de cette série qui en compte six pour l'instant, mais là ce n'est pas le nombre de pages et le poids du précieux grimoire qui sont venus à bout de ma volonté, mais la taille des caractères… Et oui, je n'ai plus les yeux de mes 20 ans, et même en chaussant mes précieux binocles, j'ai fini par me taper des migraines à essayer de ne pas sauter des lignes. J'ai fini par renoncer. Si le courage et l'envie venaient à me reprendre, je ferais une critique de cet ouvrage, mais pitié messieurs les éditeurs, pensez aux binoclards assez faiblards des biscotos, un bouquin de 700 pages, qui pèse trois kilos*, et dont les caractères n'excèdent pas la taille 11, ça peut rebuter (surtout les italiques). Quand tu mets plus de 5 minutes à lire deux pages, tu te dis que tu sais quand tu commences, mais pas quand tu finis… Le gros bémol au final de cette saga qui vaut le détour sinon par son originalité et sa qualité.

* j'exagère, je l'ai pesé, il ne faisait "que" 710 grammes (le poids d'une boule de pétanque ;-)

Notations

L'histoire 4/5                            Le style 4/5                      Confort de lecture 2/5

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