Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Munchkin

Munchkin

- Mon cher Harken, pourquoi faut-il toujours que les seuls jeux que l'on rencontre dans les auberges des parties de jeux de rôle soient des jeux de dés ? C'est lassant, il y a toujours un objectif lucratif et puis les dés...ça va bien 5 minutes !

 

- Tu ne veux tout de même pas que le MJ décrivant l'auberge explique que les héros se mettent autour d'une table où se trouvent un nain, un hobbit et un elfe engagés dans une partie acharnée de Monopoly ?

 

- Non, c'est vrai. Mais, ça pourrait faire un drôle d'effet de faire jouer les héros à Munchkin !

 

-  ça ferait bizarre ?

 

- Non, pas tout à fait. ça donnerait un effet de mise en abyme.

 

Après une petite réflexion, Breth reprend :

 

- J'ai compris. Tu as fais un pari avec Arzel (un autre barde), et tu devais placer "mise en abîme" et parler de Münchkin dans la même chronique. Bravo !

 

- Bon j'avoue. 

 

- OK, parle nous de Munchkin. 

 

- C'est un jeu de Steve Jackson, illustré par John Kovalic édité en France par Edge,  et qui existe depuis 2004 en France.

 

Breth prend la boîte et la soupèse.

 

- Elle est petite mais elle est pleine : il n'y a pas tromperie.

 

- 168 cartes et un dé. Les illustrations sont agréables et les textes sont drôles.

 

- Peux-tu me décrire le jeu en quelques mots ?

 

- C'est un jeu de rôle … par cartes. Chaque joueur incarne un héros, qui peut commencer avec une classe (guerrier, prêtre, magicien,...), une race (nain, elfe, halfelin,...), et des objets (armure, épée, trombone,...) ou rien du tout, selon le tirage des cartes initiales, mais en tout cas avec un niveau 1. L'objectif de chaque aventurier étant d'atteindre le niveau 10, et ce, principalement grâce aux monstres terrassés (une victoire = 1 niveau, sous réserve de certains monstres puissants qui permettent de monter de 2 niveaux). Chaque aventurier, à tour de rôle, devra tirer une carte révélant un monstre à combattre, une malédiction à subir ou d'autres cartes qu'il conservera pour la suite du jeu. Il peut ensuite combattre un monstre de sa main ou piller la pièce visitée.

 

- La phase de combat paraît déterminante...

 

- En effet, et c'est là l'essentiel. C'est très simple : si la puissance de l'aventurier dépasse celle du monstre, il l'emporte et gagne un niveau et le nombre de trésors indiquées sur la carte ; à défaut, le monstre l'emporte et il subit des effets indésirables (perte d'objets,, perte de niveau,...).

 

- En gros chacun combat dans son coin….

 

- Pas du tout. L'aventurier qui rencontre un monstre plus puissant et ne peut se débrouiller tout seul avec les cartes dont il dispose, peut demander l'assistance d'un autre joueur. Et c'est là tout le sel du jeu.  Les autres joueurs peuvent au contraire aider le monstre. Les aventuriers qui gagnent se répartissent les trésors comme convenu, et seul le joueur à l'origine du combat monte de niveau (sauf exception). S'ils perdent, ils subissent ensemble les effets indésirables.

 

Harken reprend un gorgée de bière et continue.

 

- Il y a donc vraiment l'esprit jeu de rôle avec en plus de la diplomatie (et de la trahison) et beaucoup de fun.

 

- Des reproches ?

 

- Le jeu peut être nettement plus long que ce qui est indiqué sur la boîte (60') et certains points de règles auraient mérité de réelles précisions : les règles auraient gagné à être illustrées de plus d'exemples…

 

- Donc, tu le recommandes.

 

- Oui ! Et toi qu'à tu à nous proposer ?

 

Tu me prends un peu à froid, Harken, je ne pensais pas évoquer les jeux « fantasy » aujourd’hui. Laisse-moi y réfléchir et je reviens vers toi, demain, avec, moi aussi, un jeu de taverne à te présenter.

Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article