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Willow

Du rythme, une musique endiablée, de l'action, des créatures de toutes tailles, ajoutez y une bonne dose d’humour… Tels sont les ingrédients de Willow !

Du rythme, une musique endiablée, de l'action, des créatures de toutes tailles, ajoutez y une bonne dose d’humour… Tels sont les ingrédients de Willow !

Willow est un  film réalisé par Ron Howard sorti en 1988. Le film est produit et coécrit par George Lucas ("Starwars", dois-je le présenter ?). Il y est question d’un bébé daïkini censé renverser l’ordre établi par la cruelle reine Bavmorda.

 

- Un daïkini ? C’est quoi ça un daïkini ? Ca me fait penser à un breuvage sirupeux, très alcoolisé, mais fruité à déguster à l’ombre d’un palmier, je crois pas que ce soit ça !

 

- Non, en effet, ignare que tu es ! Tu es plus porté sur la vinasse que sur le savoir et les connaissances des autres cultures, et tu dénigreras encore l’intérêt de parler plusieurs langues ? Un daïkini, c’est toi, c’est moi, c’est un homme dans le langage des nains ! Donc, ce bébé, une fois né, est enlevé à sa mère car il porte la marque de la prophétie, et la cruelle reine Bavmorda (Jean Marsh) veut le saigner comme un cochon. C’est à la gentille sage femme que l’enfant doit sa survie, mais elle est rattrapée et elle le confie alors à la rivière en désespoir de cause. Voilà le bébé, porté par les eaux dans sa vaste panière. Le titre du film s’affiche, la musique s’emballe, le générique défile, le film est lancé sur les chapeaux de roue.

 

- Parce que ce n’est que le début ? Juste le générique ? Faut espérer que tu ne nous racontes pas tout le film sinon, on n’est pas rendu ! En tous cas, on se croirait dans les 10 commandements… Moïse sauvé des eaux.

 

- Bravo Harken, là tu m’impressionnes ! Et ce n’est pas le seul clin d’œil assumé du film, tu vas voir. Mais je te rappelle que c’était toi qui m’avait demandé de commencer par raconter le film, je suis tes conseils, mon ami. Bref, je résume. Le bébé « débarque » dans une communauté villageoise peuplée de nains où il est recueilli par le dénommé Willow Ufgood (Warwick Davis). Celui-ci part dès lors avec d’autres remettre le bébé aux daïkinis, c’est le début d’une aventure où il rencontrera des brownies malicieux et un aventurier sympathique, Madmartigan (joué par l’excellent Val Kilmer), Sorsha, une princesse guerrière charmante mais arrogante (Joanne Whalley).

 

- J’ai une vanne sur les brownies, mais c’est bon je la garde. En revanche je vais t’apprendre un truc que tu sais pas, mon petit Breth, ces deux-là, Johanne Whalley et Val Kilmer, ils vont tomber amoureux pendant le tournage, se marier, avoir des enfants… Et divorcer ensuite…

 

- Oui, bon la dernière précision n’était peut être pas utile. Mais j’ai un scoop pour toi qui aime ce genre d’anecdote. Warwick Davies a aussi rencontré sa moitié sur le tournage avant de l’épouser. Et j’ai ici en exclusivité la déclaration d’amour de Madmartigan à Sorsha. Une scène hilarante qui se termine en descente de luge improvisée. Très représentatif du film qui marie avec délice humour et action. Regardez, c’est cadeau, et vous verrez en prime à quoi ressemble nos brownies.

Ah la poudre des fées ! Effets garantis, la preuve...

L’humour est omniprésent, que ce soit dans les dialogues ou les situations, improbables et burlesques. C’est le gros point fort du film à mon sens. Ce n’est pas juste une réplique ou une scène, c’est une constante du film.

 

- Sur ce point je te rejoints. La scène où Madmartigan est travesti en femme pour échapper à un mari cocu, c’est une scène d’anthologie. J’ai jamais autant ri devant un film d’heroic fantasy.

 

- Quinze ans avant les deux trilogies de Peter Jackson, les paysages néozélandais inspiraient déjà les réalisateurs d’heroic fantasy puisque le tournage s'est déroulé au Royaume Uni mais aussi dans cette petite île exotique d’Océanie.

 

- Sauf que Lucas n’est pas néozélandais. Il aura peut être fait du tourisme là bas ou jeté des coups d’œil sur Internet pour repérer ses lieux de tournage… Ah je vois à ton regard que j’ai dit une connerie… Oui, bien sûr, le dieu internet de l’époque, c’était le dieu minitel, et les photos étaient du genre 3615 Ulla, en pixel gros comme des poings. Désolé.

 

- George Lucas imagine l'idée de base de Willow en 1972 et cette idée lui tient autant à cœur que celle de « Star Wars ». Le méchant de Willow ressemble d’ailleurs étrangement par son casque d’ossements qui masque constamment son visage à notre plus grand méchant de tous les temps… Darth Vador. L’influence du tournage qu’il vient de terminer probablement. Mais je m’égare, Lucas doit attendre le milieu des années 1980 et la fin de sa trilogie pour s'y consacrer, profitant des progrès en matière d'effets spéciaux pour concrétiser sa vision. Il profite alors notamment de la création de sa propre boîte d’effets spéciaux, crées pendant starwars, ILM (Industrial Light & Magic) pout truffer le film d’effets visuels spectaculaires pour l’époque (le dragon a un peu vieillit quand même). Il n’empêche qu’il utilise des technologies nouvelles comme celle du  morphing pour donner plus de réalisme à ses créatures notamment lors de leurs métamorphoses.

 

- Et les créatures, y’en a pas mal, et fait nouveau, là encore, de toutes tailles ! Confier le rôle titre à un être de petite taille (soyons politiquement correct), c’était malin de sa part, car le nain (il a pas fait long feu le politiquement correct) est petit à côté des daïkinis, eux-mêmes petits vis-à-vis du dragon, mais Willow est un géant aux yeux des brownies !

 

- On est tous le nain et le géant d’un autre, je ne sais plus quel grand sage a un jour affirmé cela. C’est en 1982, durant le tournage du Retour du Jedi, que Lucas propose à Warwick Davis, qui joue le rôle de l'Ewok Wicket, d'interpréter le personnage de Willow Ufgood. Il trouve approprié et légitime qu'une personne de petite taille ait le rôle principal car beaucoup de ses films traitent d'individus luttant contre le système.

 

- Willow, un film antisystème, j’avais pas vu ça sous cet angle. T’as fumé quoi Breth ?

 

- La même herbe sacré que George Lucas puisque c’est lui qui le dit, pas moi ! Malheureusement, malgré les effets spéciaux, l’humour, le rythme indéniable du film, la qualité des interprétations, le charme n’opère qu’à moitié et n’a rencontré qu'un succès commercial limité, accueilli il faut dire par une flopée de critiques pas très enthousiastes.

 

- Mais il a été nommé deux fois aux Oscars. Pour les effets visuels et le montage sonore.

 

- Une reconnaissance de ses pairs qui n’a pas été assumée jusqu’au bout puisque le film est reparti bredouille. Mais puisque tu évoques la musique, thème qui m’est cher, je salue le travail de James Horner et de l’orchestre symphonique de Londres. Le « Willow’s theme » est inspiré de la symphonie n°3 en mi bémol majeur de Schumann… Une pure merveille. Quant aux thèmes d’actions et de bataille, on retrouve un peu les compositions d’Erich Wolfgang Korngold.

 

- Pourquoi a-t-il fallu que j’évoque la musique bon sang ? Le voilà parti. Tiens, j’ai les chiffres sous le nez… Succès commercial limité disais tu ? Plus de deux millions d’entrées en France tout de même, c’est pas rien ! Et le film a rapporté 50 millions de dollars en Amérique du nord. Dommage qu’il n’y ait pas eu de Willow 2, je me serais précipité. Et toi aussi je suppose, peck ! 😉

 

- L’appel est lancé mon brave Harken. George si tu nous lis, on te soutient dans ta démarche…

 

Willow
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E
Un très beau film que j'ai regarder hier soir un régal d'une beauté bienvenue dans la communauté " l'univers magique " je m'inscrit pour te suivre et met un lien sur mes deux blogs pour te présenter bonne journée Evy au plaisir
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